Mes meilleurs trucs pour que bébé fasse ses nuits

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Je ne suis pas trop certaine à savoir si on a fait quelque chose de spécial pour que nos quatre enfants fassent leurs nuits – sauf quand ils sont malades, évidemment – ou si on a simplement été chanceux.  Je vais tout de même te partager nos pratiques et ce qui a bien fonctionné pour nous, en espérant que ça change ta vie (parce que je suis consciente de la différence que ça peut faire).

Bien honnêtement, j’écoute parfois des mères parler de leur nuit de marde et je me demande comment/si j’aurais survécu à cela. Parce que pour moi, une mauvaise nuit me semble déjà la fin du monde et un morceau de ma vie de perdu à jamais dans les limbes du manque de sommeil!

En fouillant dans ma mémoire, je dois corriger ce que je viens de dire: j’ai mal dormi pendant trois semaines, quand Maxim (mon aînée) est venue au monde. Ou peut-être cinq. Nous étions de nouveaux parents, nous ne savions pas comment faire, nous manquions d’outils, nous stressions pour son poids car nous ne comprenions pas encore son problème de reflux. Je me souviens de la tenir dans mes bras, à genoux dans mon lit les jambes écartées (points de suture obligent) et de dire à Martin “je regrette. Je pense qu’on a fait une immense erreur. Je ne suis pas capable de m’occuper d’un bébé. Je veux tout effacer. Je veux revenir en arrière.”. J’étais “à boutte”. Comme dans “il n’y aura plus de lendemain”.

Quand je pense à ce moment – qui heureusement n’est arrivé qu’une seule fois dans notre vie de parents, je me souviens d’un sentiment de détresse. J’étais épuisée. Je n’avais pas d’aide. Je n’avais personne chez nous pour me dire que “ceci est normal”, que “cela devrait être fait comme cela”. J’étais dépassée et au surplus, je ne savais pas encore que je faisais de l’hypothyroïdie dans le tapis. J’avais les seins en lambeaux, la noune meurtrie et je ne reconnaissais plus ni mon corps, ni ma tête. Ajoute la fatigue à cela. ARKE.

Ça fait que quand Martin planifiait son retour au travail, nous avons décidé de prendre le contrôle de la situation. On a fait un horaire. Lui se couche tard, moi je me lève tôt (ouep, la vie de couple a pris le bord pour un temps, et je me levais à 4h). Le rôle de Martin était de “gaver” le bébé avant qu’elle dorme. La stimuler si elle ne buvait pas. Il était près à le faire au nom de notre santé mentale. Rapidement, ça a fonctionné. On a récupéré des nuits de cinq heures chacunes qui se sont transformées en des nuits de six, puis de sept heures. Éventuellement, on a pu se coucher ensemble le soir, et après trois mois, les nuits étaient complètement “back”.

D’autres trucs se sont ajoutés, au fur et à mesure que nous aiguisions nos rôles de parents. On a vite compris que la routine était un des éléments que l’on ne pouvait pas négliger: Bain, pyjama, lait, calme, dodo! Des fois, on ne l’a pas fait parce que nous étions en voyage ou en déplacement et ça n’a pas eu de répercussions monstres, mais on pense qu’on a plus de chances de notre côté en le faisant!

Un autre truc que l’on a découvert, c’est que tous nos enfants ont été complètement obnubilés par un acquarium accroché à leur lit. On a jamais même essayé de leur retirer, car ça semble être leur compagnon préféré pour dormir. Quand les bébés se sont mis à se déplacer seuls, à chaque fois, l’aquarium s’est déclenché pendant la nuit. Mais ce n’est pas grave, tu sais, tant que tu n’as pas besoin de te lever!

Et ça m’amène à préciser que mes enfants n’ont jamais eu de place dans notre chambre à coucher. C’est chacun son espace et c’est bien comme cela. Tout cela a commencé car je me suis rendue compte que le rythme de la respiration de ma première m’empêchait de penser et de dormir: “A-t-elle toussé? Va-t-elle tousser? Est-ce qu’elle respire? A-t-elle quelque chose dans le nez?”. La moindre respiration moins constante attirait mon attention. De plus, je suis convaincue que le couple doit garder une certaine intimité et que cela n’est pas possible lorsque l’on partage notre chambre à coucher – ou même notre lit – avec nos enfants.

Finalement, je te dirais que depuis le début c’est en quelque sorte notre horaire, pas juste celui de bébé, qui prime. Alors il arrive parfois qu’une amie me dise “euh. Ton bébé pleure.”. Oui, mais ça fait trente secondes et je vois qu’il n’est pas en détresse. Je finis ce que je fais puis j’y vais. C’est sûr aussi que mon coeur de maman reconnaît les pleurs. La différence entre un chignage de réveil et une douleur/une crise.

Bref, oui, avant de mettre au monde mes enfants, je ne réalisais pas à quel point ils allaient prendre le contrôle sur ma vie. Aujourd’hui je dirais que c’est bien comme ça, mais dans les limites que nous leur imposons. Je pense que ces limites leur enseignent aussi à se faire confiance, à prendre un rythme et une routine qui au fond, ne font que les rassurer. Et c’est une roue qui tourne.

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