Découvrir la course à pied: Les raisons de s’y mettre et ses bienfaits

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Après six ans de course à pied, plus de 5000 km parcourus et plusieurs demi-marathons derrière la cravate, je souhaite partager avec toi mon histoire. Celle-ci débute dans la peau d’une fille qui n’a jamais eu la course dans le sang.

La première fois que j’ai couru, c’était au secondaire, dans ces humiliantes activités d’endurance où il fallait maintenir la course le plus longtemps possible pour avoir une bonne note. Tu sais, quand tu commences la course car tu y es forcée et que tu sais comment ça va finir : Tu vas être la première à arrêter (ou la 2e, par orgueil) pas parce que tu le désires, mais parce que tu vas vomir ton cœur – ou tes poumons – ou ta vie – dans les prochaines secondes.

Plusieurs années plus tard, j’ai tenté la course de nouveau car j’allais à l’Université, et je n’avais pas un rond pour payer le gym. J’avais besoin d’évacuer mon stress. Une autre mauvaise expérience en poche. “Si ça ne marche pas tout de suite, ça ne fonctionnera jamais.”

Et puis faisons un bon jusqu’à mes 30 ans: Je suis enceinte, assise dans un restaurant avec une amie et elle me parle d’un groupe de course. Un groupe dans lequel des femmes de tous les poids, grandeurs, âges et conditions se rencontrent pour se motiver à mettre un pied devant l’autre.

Ça a été un de ces moments de la vie où mon intuition m’a parlé. Je ne savais pas pourquoi, mais à ce moment précis, je SAVAIS que c’est ce que je devais faire. Pour me mener où ? Je ne savais pas. Dans quel objectif ? Aucune idée. C’est le moment où ma petite voix m’a dit « Heille fille, c’est ça que tu dois faire. ».

Alors sitôt mon accouchement passé, j’ai contacté la dirigeante du groupe de course. Elle m’offrait mieux que ça : le service d’un coach de course à domicile. Une personne qui viendrait cogner chez moi trois fois par semaine en petit kit serré et qui se fout bien que je n’ai rien de propre, que je n’ai pas allaité encore, que j’ai les cheveux sales, que je sois fatiguée, name it, tant que mon chum est là pour s’occuper des enfants. On part. Aucune excuse n’est acceptée.

Les premières sorties, je pensais mourir – vomir  – lire : abandonner. J’étais en surpoids, pas en forme, je n’avais pas le profil pour m’adonner à cette discipline. Et le coach de parler sans arrêt, de me poser des questions, de me pousser quand je suis au bout, de boucher tous les trous de la conversation, de m’indiquer qu’il revient d’un marathon avant sa course avec moi. Il n’y avait rien de facile là-dedans. C’était même assez désagréable au début. Mais il y avait une chose : je progressais.

Je me rappelle de ma première minute de course en continu. Je me souviens de mon premier quinze minutes en continu. Je me souviens de la première fois où je me suis inscrite à une course officielle. De la première fois que j’ai passé une ligne d’arrivée. Du moment où ma nutritionniste m’a convaincue que je pouvais, MOI, m’inscrire à un 10 km officiel. J’ai un souvenir très précis de la fois où j’ai dit à mon chum « je ne sais pas si c’est fou, mais je viens de m’inscrire à un demi-marathon ». Je me souviens de toutes les heures à m’entraîner avec ma meilleure amie, pour finalement passer la ligne d’arrivée de ce premier demi-marathon. Je me souviens même de ce que j’avais mangé la veille. Je me rappelle de mon premier demi-marathon au Texas, et de ma première course flop aussi, car il faisait 40 degrés.

Bref les courses ont gravé des moments importants dans ma vie. Mais le plus important, c’est tout le chemin parcouru dans ma tête en mettant un pied devant l’autre. Me prouver que les limites se trouvent souvent dans ma tête. Tous les dossiers que j’ai classé, toutes les solutions que j’ai trouvées, tout l’oxygène qui a complètement changé mon état d’esprit. Même toutes les fois où j’ai écrasé au sol des problèmes qui me faisaient de la peine ou qui me frustraient.

La course m’a permis de rencontrer des gens qui ont de saines habitudes de vie, et de développer de belles amitiés. Depuis qu’elle est dans ma vie, il est normal de me lever à 6h le samedi matin de façon régulière. Je ne bois plus d’alcool, non plus ! Je mange en tenant compte de l’énergie que ça m’apporte, en pensant aux glucides, aux protéines. Quand je vois une voiture passer avec un collant 21.1km ou plus, je regarde qui conduit l’autre véhicule : “Toi et moi on est dans la même ligue!”. Puis, il serait fou de passer sous le silence la fierté que j’éprouve de montrer l’exemple à mes petits !

Paradoxalement, ça ne me tente jamais de partir courir. Franchir la porte se fait toujours dans un état où je ne dois pas me poser de questions. Parce que oui, c’est dur. Parce que oui, ça demande de l’énergie. Mais je n’ai qu’à penser au sentiment qui suivra. Le moment où tu es fière de ta performance. Le moment où les endorphines te font sentir heureuse, invincible, forte, en contrôle et en forme ! Le moment où tu vois ton corps comme une fabuleuse machine qui dicte à ta tête quels sont les meilleurs choix pour toi.

La course, c’est un méga plus value dans une vie. C’est accessible, en temps et en argent. C’est du bonheur à la pelletée.

Puis si jamais tu ne sais pas par où commencer, contacte-moi, moi je le sais. Tu peux aussi joindre mon groupe Facebook juste ici!

 

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